Les principaux syndromes de la vie de famille militaire 2

  • Par adminmacc
  • Le 07/09/2016
  • Commentaires (4)

 Revenons sur mes investigations et mon insatiable soif de comprendre les mécanismes qui sous-tendent la vie des familles de militaire. Je te propose un deuxième syndrome (le premier et dispo ici) associé à nos vies atypiques. Tu es prêt ? 

Agent pathogène2573762303 365ac020f8 z

Le militaire, son conjoint ou les deux. La maladie apparait dans les quelques jours qui précèdent le départ en mission du militaire. La contamination est rapide, elle se fait par contact verbal (geignements…) ou visuel (bouderie, regard qui tue…).

Epidémiologie

Cette infection courante touche le membre d’une famille de militaire, quelque soit le sexe. Les femmes y sont souvent très sensibles (Nota bene : mais statistiquement il y a plus de femmes de militaire que de « maris »). Elle résulte du traumatisme qu’engendre l’idée de séparation. Ceci ne doit pas être confondu avec l’état normal de la personne, si par nature  elle a des poussées majeures de méchanceté et d’antipathie.

Mode d’action

J’ai nommé ce syndrome « Double face », car les émotions sont mixtes. On se retrouve face à un conjoint qui souffle tantôt le chaud (« ma vie n’a plus vraiment de sens sans toi ») tantôt le froid (« vivement que tu partes, que je sois enfin tranquille »).

Le militaire, parfois lui-même intoxiqué, devient difficile à comprendre (cherche l’embrouille, joue au fuyant alors que son départ est proche). Chez lui, le dédoublement de la personnalité s’opère ainsi : il semble parfaitement indifférent et distant alors que paradoxalement, tout tourne autour de lui.

Le couple atteint, au lieu de profiter des derniers jours pour se créer de bons souvenirs, se chamaille, sort les vieux dossiers, ce qui a pour effet de faciliter la séparation : les études internationales ont prouvé qu’il est plus simple de laisser partir quelqu’un qui nous gonfle.

Aggravation

Cette affection est dangereuse si aucun soin n’est prodigué. Les mauvaises humeurs respectives des partenaires mettent à mal la relation, la communication est difficile et on peut constater une baisse de la complicité qui, même si elle est temporaire, peut avoir des effets secondaires (nouveaux dossiers accumulés).

Traitement

Il est important qu’au moins l’un des deux partenaires sache poser le diagnostic. La première mesure consiste à informer son conjoint du repérage des symptômes (se référer à la notice sur l’ECOD, étape 1). Par la suite, des injections d’humour comme l’exagération ou la théâtralisation des poussées d’irritation (drama queenage de madame, pittbullterriement du mâle) ainsi qu’une cure de prise de recul aideront à désamorcer l’infection.

*

As-tu déjà rencontré ce syndrome ?

Photo credit: Ed Yourdon via VisualHunt.com / CC BY-NC-SA

 

famille militaire femme humour communication Femme de militaire humeur vie de femme

Commentaires (4)

admin-mg
Tant mieux Julie ! on n'est pas tous du même bois :) Merci pour ton commentaire :)
Julie
  • 2. Julie | 07/09/2016
Pas ressenti ce syndrome avant le départ. On est plutôt à profiter jusqu'a la dernière seconde ensemble, à parler de tout et rien. C'est plutôt au retour mais je sais qu'il a besoin de quelques jours pour atterrir et ça met de la distance dans la relation ... pour mieux se retrouver !
admin-mg
Et oui ! c'est vrai que c'est déroutant, mais quand on en est conscient et surtout qu'on sait "mettre les choses à plat" comme tu le fais, il y a des moyens d'agir et de se protéger :)
Bisous à toi Charlotte !
Charlotte
  • 4. Charlotte | 07/09/2016
Oh que oui, à chaque depart en OPEX nous nous engueulons pendant la semaine précédente , puis gros clash et nous mettons généralement les choses à plat et au clair 48h avant...mais que je déteste ces derniers jours avant le depart...et souvent envie de lui " Barre toi, au moins je pourrais commencer le compte à rebours du retour "

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

×